Les conscrits 

 

 

La saison des conscrits, pour cette année en 8, touche à sa fin.

En effet,  pratiquée de janvier à mai,  principalement dans les villages

et les petites villes de l’est de de la France. On retrouve cette célébration

en Alsace, dans l’Ain et dans le Beaujolais et notamment à

Villefranche sur Saône, ville étant reconnue comme la capitale des conscrits.

Mais qu’est-ce qu’un conscrit ?

Au 19e siècle, et encore aujourd’hui, on nomme conscrit le jeune homme (ou la jeune femme dans certains pays), appelé à effectuer son service militaire.

Dans le langage courant d’aujourd’hui, les conscrits désignent les personnes nées la même année ou issue d’une décennie commune.

De même que les personnes nées la même année étaient appelées sous les drapeaux pour faire leurs classes.  Dans le contexte d’aujourd’hui la classe désigne simplement les personnes nées la même année.

 

Un peu d’histoire

 

Après la révolution, la république est menacée par ses voisins, alors, afin de garder les frontières du pays de nombreuses campagnes militaires sont organisées. En 1798, on vote une loi qui rend le service militaire obligatoire pour les jeunes hommes de 20 à 25 ans. L’armée n’est donc plus réservée aux nobles et toute la population doit y prendre part. On appelle cela la conscription universelle et obligatoire. L’armée étant déjà bien peuplée, Napoléon instaure le tirage au sort en 1804.

Sous la seconde république, la loi Gouvion Saint-Cyr de 1818 confirme le recrutement par tirage et ajoute aussi l’engagement volontaire. À cette époque, le conscrit partait pour 6 ans. Tout au long du 19e siècle et partout en France, les conscrits fêtaient leurs derniers moments de la vie civile autour d’un repas bien arrosée.

 

Un jour, sous le second empire (1852-1870), deux jeunes Caladois (désigne en générale les habitants d’un lieu et ici plus particulièrement les habitants de Villefranche) furent remarqué par leur accoutrement. En effet, ils se présentèrent pour leur service en habit noir et coiffé d’un gibus. L’année suivante ils furent imités par d’autres et c’est ainsi que la tradition  s’installa.

Bien plus tard, en 1880, Charles Hugand fut le premier à fêter l’anniversaire de son tirage au sort qui avait eu lieu 20 ans plus tôt. D’autre lui emboitèrent le pas et la coutume s’installa. Le tirage au sort s’arrêta en 1905 et la suppression du service militaire en 1998 mais la tradition perdura dans l’est de la France.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les fêtes de conscrits

 

Les fêtes des conscrits varient d’un village à un autre. Même des villages séparés de quelques kilomètres peuvent voir de grandes différences dans l’organisation des festivités. Soit sur une journée, sur une semaine ou plusieurs week-end, costumé ou non chaque village a sa spécificité. Traditionnellement les organisateurs sont composés des 20 ans. C’est de plus en plus faux aujourd’hui car les jeunes partent pour leurs études et n’ont pas le temps d’organiser un tels événement.

On retrouve cependant des bases communes : les cocardes, les canotiers et ou les gibus (noir pour les hommes, blanc pour les femmes). Quoi qu’il en soit il y a toujours un défilé ou la vague prend toute sa place, on retrouvera toujours le banquet et toujours le bal des conscrits pour se déchainer sur le dance flore !

L’habit traditionnel d’un conscrit est le costume noir, le gibus noir canotier accompagné de son ruban de couleur, les gants blancs et l’écharpe blanche.

Et les femmes dans tout ça ? Elles participent activement aux conscrits dans tout le beaujolais excepté à Villefranche qui respect la tradition des conscrits. Et oui ! À l’époque, seul les hommes allaient à la guerre. Au début du 20e siècle il était parfois toléré d’invité sa conscrite (ici on entend sa femme) au banquet ou au bal. C’est seulement dans les années 70 que les femmes prirent part de manière égale à la fête des conscrits.

 

La tradition voulait qu’après le bal, les 20 ans se voient chassé par les  greteniers, plus connue sous le nom des balayeurs, des sous conscrits, bref, des 19 ans (qui eux font la fête 2 ans de suite) pour partir à la guerre. Il est donc de coutume de fêter ses sous-conscrits et parfois même dans certaines communes ses 18 ans.

 

Aujourd'hui, on assimile cette tradition à une beuverie… Oui certes ! …Mais pas que !

Cette fête a aussi une fonction sociale importante. Elle fait vivre les villages et surtout elle mélange toutes les classes sociales d'un village.

Symbole du passage à l’âge adulte dans la communauté pour les 20 ans, cette fête fait cohabiter les différentes générations et maintient encore aujourd’hui la cohésion et l’entre aide au sein des communautés.

 

 

 

Sources

 

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Conscrit

https://fr.wikipedia.org/wiki/Service_militaire_en_France

http://www.villefranche.net/index.php/capitale-du-beaujolais/un-peu-dhistoire/48-la-tradition-conscrits.html

http://stephane.guillard.over-blog.com/2014/01/les-conscrits-leurs-origines-leur-histoire-et-leur-%C3%A9volution.html

http://cdn2_3.reseaudescommunes.fr/cities/638/documents/st5jf4coftyb2vp.pdf

https://www.beaujolais.com/article/une-annee-de-fetes-en-beaujolais

http://www.leprogres.fr/beaujolais/2016/01/28/les-conscrits-une-histoire-d-hommes

Les conscrits dans le Val de saone, Association Feillens d’hier et d’aujourd’hui, cahier n °3-décembre 1990

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